Mercredi 24 mars à 20h30, Salle des fêtes de Martin-Eglise (Allée du Stade)
« La Veillée Imaginaire »
Airs populaires harmonisés, de Chopin à Canteloube
Les Musiciens de Saint-Julien
François Lazarevitch : direction, cornemuses, cabrette, chabrette, chant
Anne-Lise Foy : vielle à roue, chant, Basile Brémaud : violon, chant
Avec la participation de
Françoise Masset : soprano et François-René Duchâble : piano
Lors de la veillée, entre souper et coucher, toutes les générations se regroupaient autour d’un même feu pour y partager la chaleur et la lumière. La lumière vivante et dansante de la flamme s’unissait alors à la parole pour percer les ténèbres lors des froides nuits hivernales ; hommes et femmes y accomplissaient leurs travaux respectifs, parlant de tout et de rien, de l’actualité locale, des travaux de la terre, de souvenirs, cela se mêlant parfois insensiblement à une chanson ou un conte, à une histoire de loups-garous et de revenants qui font frémir les petits. Si elle était avant tout un temps de vrai labeur, elle pouvait aussi se clore par de la danse, bien souvent accompagnée simplement aux sons de la voix et de la rythmique des pieds.
Lieu de transmission, indissociable de la société de tradition orale qui la vivait, la coutume de la veillée a laissé peu de traces témoignant de sa réalité. Idéalisée, symbolisant une société villageoise paisible et rassemblée, non dévoyée par l’irruption de la modernité, elle est évoquée avec un accent de nostalgie, et alors qu’elle commence à s’étioler au cours du XIXe siècle, nombreux sont les écrivains qui s’en inspirent.
L’écoute et le rêve, favorisés par la pénombre, sont au cœur de notre Veillée, pour un partage musical autour d’un répertoire recueilli et finement harmonisé aux XIXe et XXe siècles. Fruit de cette rencontre, entre chien et loup, ombre et lumière, savant et populaire, c’est un espace fragile de poésie, de chaleur et de joie dans lequel, nous l’espérons, le public nous rejoindra pour y partager une émotion unique.