FESTIVAL 2010

Jeudi 26 août 

Benjamin Lazar - Alexandra Rübner - Louise Moaty
Les Fables

Doulce Mémoire - Denis Raisin Dadre
Laudes

Vendredi 27 août 

Yves Rechsteiner
Danse profane, danse sacrée
 

Accordone - Guido Morini, Marco Beasley
Fra’ Diavolo
 

Les Musiciens de Saint Julien - François Lazarevitch
For ever fortune
 

Samedi 28 août

Y. Rechsteiner - H.C. Caget
Danse profane à la messe

Rémy Cardinale
« Des mains de Haydn »

Los Musicos de Su Alteza
Choeur de Chambre de Rouen
Requiem de José de Nebra

S. Watmann, H. Waibl
Raga du soir

Dimanche 29 août

Y. Rechsteiner - H.C Caget
Rameau

Y. Guilcher - Musiciens de Saint Julien
Atelier danse

Y. Guilcher - Musiciens de Saint Julien
Bal - Et la fleur vole

Musiciens de Saint Julien - A. Dufresne
Concert - Et la fleur vole

Lundi 30 août

S. Watmann - H. Waibl
Raga de l’aube

Daedalus - R. Festa
Musa Latina

G. Leonhardt
Bach et son cercle 

Du 26 au 30 août 2010

Le Festival

Anima e Corpo

Dans le monde chrétien, l’être humain est le terrain d’un affrontement interminable entre l’âme et le corps. Si la première est promise à l’éternité, le second est mortel et appelé à disparaître. Suspect d’être cause de nos faiblesses, le corps est regardé avec méfiance, voire avec mépris. Pourtant, comme le disaient les philosophes scholastiques du Moyen-âge, il n’est rien dans l’esprit qui ne soit d’abord passé par les sens, donc par la perception de notre enveloppe corporelle. Cette dualité entre l’âme et le corps, source de multiples approches artistiques, constituera le fil conducteur de notre programmation 2010.
Une place particulière sera accordée à la musique à danser. Tous les historiens de la musique le savent, la danse constitue la base de la pratique musicale du XVIIe siècle et du début du XVIIIe. Ainsi que Molière le fait dire à ses personnages au début du Bourgeois Gentilhomme, « la musique et la danse, c’est là tout ce qu’il faut ». En Europe, tout le monde danse, les peuples et les rois, Louis XIV en tête. Mais comme l’écoute de ces musiques à danser de France, d’Ecosse ou d’Italie du sud ne suffit pas, nous vous proposons aussi de pratiquer, le temps d’un bal, les danses de cour du début du XVIIe siècle.
Nous voyagerons aussi dans le temps, à la recherche des rythmes de la musique antique telle que l’imaginaient les artistes de la Renaissance, et dans l’espace, à la découverte des chants de confréries musulmanes. Un détour par la musique classique indienne nous placera devant un changement complet de perspective. En Inde, le corps et l’esprit sont deux versants d’une même réalité. L’un ne peut exister sans l’autre. Le corps est le seul point de contact avec le reste du monde ; à ce titre, il mérite toutes les attentions.
A travers ce parcours se révélera peut-être la conception baroque de la musique, composée d’expériences « qui ne doivent pas être attribuées à l’âme seule, ni aussi au corps seul, mais à l’étroite union qui est entre eux » (Descartes).

Jean-Paul Combet

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