PROGRAMME SAISON 2011 - 2012

Lundi 14 novembre 2011

Une Aria et trente variations...
Benjamin ALARD, clavecin

Lundi 12 décembre 2011

Bach & la Belle Danse
Les Musiciens de Saint-Julien

Lundi 16 janvier 2012

Contrepoints, du Clavier Bien Tempéré à l'Art de la Fugue
Benjamin ALARD, clavecin

Lundi 19 mars 2012

Dernier jour d'un condamné
Arnaud Marzorati, voix
Daniel Isoir, piano
Mélanie Flahaut, basson & flageolet
Isabelle Saint-Yves, violoncelle

Week-end des 14 & 15 avril 2012

Vienne 1800
Beethoven - Schubert - Hummel
Rémy CARDINALE, pianoforte

Samedi 19 mai 2012

Selon Jean

Daniel BARGIER, direction

Alexandra RÜBNER, l'Évangéliste

Camille POUL, soprano
Jean-Christophe CLAIR, alto
Bruno BOTERF, ténor
François FAUCHÉ, basse

Choeur de Chambre de Rouen

Café Zimmermann

Freddy EICHELBERGER, grand orgue

  

Lundi 19 mars

  

Dernier jour d'un condamné

Chansons de Lacenaire, poète et assassin 

  

Arnaud Marzorati, voix
Daniel Isoir, piano
Isabelle Saint-Yves, violoncelle
Mélanie Flahaut, basson & flageolet

  

Jean-Paul Combet, présentation

20h - Foyer municipal de Rouxmesnil-Bouteilles

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Pierre François Lacenaire, personnage balzacien qui pourrait surgir de la Comédie Humaine, fut condamné à mort et guillotiné, le 9 janvier 1836. Anarchiste avant l’heure, il fut aussi déserteur, voleur, faussaire et assassin…

Criminel romantique, homme sans foi, niant la société, il n’eut qu’une seule et véritable passion, l’écriture, qu’il exprima à travers des mémoires, poésies et chansons.

Les chansons de Lacenaire, ce Villon du XIXème siècle, nous plongent au cœur de l’univers chaotique de ce paria de la société, qui chercha l’amour et l’amitié et ne trouva, selon lui, que le vice : « Pauvre et froissé d’une longue injustice, mon cœur souffrant chercha quelques amis… ils étaient loin, bien loin… Alors le vice et puis le crime ont payé le mépris… »

Poésie et musique auraient peut-être permis à ce renégat de ne pas aller plus loin dans ses actes et ses crimes. Mais le chansonnier avait déjà les mains pleines de sang…

Le chant de Lacenaire est celui d’un désavoué, d’un criminel, le chant d’un homme qui aurait voulu être tellement plus : un artiste reconnu, à l’égal de Béranger, le grand chansonnier de son temps.

Dans la lunette,
Je mets la tête.
Que de façons pour me couper le cou !
Allons donc ! Zeste,
Sois leste et preste !
Surtout mon gros, ne manque pas ton coup.

Jean-Paul Combet

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