Schubert
Sonate en la majeur D. 959 : Allegro. Andantino. Scherzo, allegro vivace. Rondo, allegretto.
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La fin du XVIIIe siècle vit voler en éclats, après l’onde de choc de la Révolution française, l’équilibre politique européen héritier d’une histoire vieille de plusieurs siècles. Un monde disparaissait, un autre se construisait, appuyé sur une vision nouvelle de la production et de l’économie.
Dans ce nouveau jeu l’Autriche, jusqu’alors hantée par la nostalgie de la grandeur passée du Saint-Empire des Habsbourg, retrouvait une place de premier plan, et Vienne devenait une des principales capitales européennes, grâce notamment à son intense activité musicale.
Après Haydn et Mozart, une nouvelle génération de compositeurs impose son langage, fait de ruptures esthétiques et d’attirance pour un nouveau type de littérature que l’on qualifiera bientôt de romantique. Ils ont pour nom Beethoven, Schubert ou Hummel… Une grande partie de leur œuvre est destinée à un instrument récent, porteur à lui seul de toutes les valeurs du romantisme, le pianoforte. S’engage dès lors une course folle entre l’évolution technologique de la facture de l’instrument et les mutations du langage musical qui lui est destiné. Elle durera deux siècles, et n’est pas encore terminée…
Sonates, variations et chocolat viennois, un Cabinet de curiosités printanier en trois rendez-vous à la découverte de l’Autriche romantique, en compagnie d’un interprète d’exception.
Jean-Paul Combet
Les deux concerts proposés par Rémy Cardinale à la Chatellenie vont mettre à l’honneur le pianoforte allemand des années 1820 à mécanique dite viennoise.
Depuis déjà quelques décennies, le pianoforte est l’instrument à la mode et il ne laissera plus guère de place au clavecin, son ancien rival. Les compositeurs s’y intéressent depuis longtemps déjà et ils n’ont de cesse de lui réclamer toujours plus : étendue plus grande, (il passe en quelques années de cinq à six octaves et bientôt six et demie), amplification du volume sonore grâce à une structure de plus en plus solide, et ajout de pédales propres à créer des couleurs singulières (pédale céleste, basson, janissaire…)
Toutefois nous verrons que ce type d’instrument est à l’origine d’esthétiques véritablement différentes.
Le pianoforte que vous entendrez à cette occasion est un pianoforte original à mécanique viennoise de 1820 du facteur allemand Friedrich Hippe.
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Après le Château de Miromesnil, l'Académie Bach poursuit sa découverte de lieux atypiques, véritables écrins pour les concerts programmés. Pour ce week-end musical, l'Académie Bach vous invite dans le cadre exceptionnel du domaine de La Chatellenie :
Le Château fut construit au milieu du XVIIIème sur les fondations féodales du XIème siècle, près de la rivière pour y recevoir ses propriétaires en Normandie durant la belle saison. A l’orée d’un domaine sauvage de 50 hectares, La Châtellenie vous propose 5 chambres de grand confort, 2 salles de réception et 1 salon au rez-de-chaussée dans un cadre de verdure et de calme.
Passé le pont qui domine les anciennes douves, vous admirerez les écuries inscrites ISMH et le four à pain du XVème siècle, et découvrirez l’histoire du domaine et de ces précédents propriétaires : des descendants des ducs de Torcy, au 1er président du parlement de Normandie Claude Groulard, puis à un des plus illustres joueurs d’échecs russes.
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