LÀ, DOVE A MERGELLINA H.356 (1725)

d'Alessandro Scarlatti

Texte original

La dove a Mergellina
Bacia la riva il mare
L’innamorato Elpino
Soletto un dì sen giace
Narrando all’onde ed alle sparse arene
L’alta beltà della sua cara Irene
Né begl’occhi diceva
Siede in trionfo amore
E ne forma il bel laccio e lega il core
Nel suo vezzoso volto
Sta di bellezza ogni gran preggio accolto
Cedete tutte ormai donzelle amanti
Che il vanto di beltà tocca al mio bene
E pur non so se m’è pietosa Irene.
Ama chi t’ama
O bella Irene
Che non è vanto
La crudeltà
Alma pietosa
Sempre amorosa
Ond’è il bel pregio
Della beltà?
Ama etc…
E fia che nell’istesso mio pensiero
Ne men pace aver posso
E fia pur vero,
Che nel bel sen del mio tesoro amato
Un cuor s’asconda, e rigido ed ingrato?
Ite lungi da me
Note troppo dolenti
Note troppo infelici
Se non v’ascolta, o non vi cura Irene
Troppo al cor m’aggiungete affanni e pene.
Splendi lieto e felice o mio bel sole
Sia pur meco qual brama il tuo bel core
Sian le gioie per te per me il dolore.
Mi fan guerra uniti insieme
Rio timore e dolce speme
Né dir posso chi di lor trionferà
Lo sperare m’è tormento
Il timor mi dà spavento
Né so dire qual destino il core avrà.
Mi fan guerra etc…

Texte traduit

Là où à Mergellina
Les vagues baisent le rivage
L’amoureux Elpino
Seul un jour se promenait,
Disant à l’onde et aux sables déserts
La grande beauté de son Irène adorée.
«Dans ses beaux yeux, disait-il,
Trône l’amour triomphant,
Et il forme les liens qui enchaînent le coeur.
Dans son charmant visage
Sont réunis tous les appas de Vénus.
Abdiquez désormais, jeunes amantes,
Car la palme de beauté revient à ma bien-aimée.
Seulement je ne sais si Irène m’est favorable.
Aime qui t’aime,
O belle Irène,
Il n’y a pas de gloire
À être cruelle.
Âme charitable
Toujours amoureuse,
Où est le beau mérite
De cette beauté ?
Aime etc…
Faut-il que dans mes propres pensées
Je ne puisse pas même trouver la paix ?
Se peut-il vraiment
Que dans le beau sein de mon trésor aimé
Se cache un coeur, rigoureux et ingrat ?
Loin de moi fuyez,
Notes trop douloureuses,
Notes trop malheureuses ;
Si Irène ne vous écoute, si de vous elle n’a cure
Vous chargez trop mon coeur de tourments et de peines.
Resplendis joyeux, et heureux, ô mon beau soleil ;
Que ton beau coeur avec moi soit comme il lui sied :
Que les joies soient tiennes, que miennes la douleur.
Ensemble me font la guerre
Une crainte hostile et un doux espoir.
Et ne puis dire des deux puis triomphera.
L’espérance me tourmente,
La crainte m’épouvante,
Et ne puis dire quel sort mon coeur connaîtra.
Ensemble me font la guerre…

Madame, Monsieur, Chers Amis,

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